Comprendre l'auditionBilan auditif : comment se déroule-t-il, étape par étape ?
Un bilan auditif ne se résume pas à lever la main quand on entend un bip. Il part de vos difficultés concrètes, puis associe un examen de l’oreille et plusieurs mesures qui répondent chacune à une question précise. Voici comment il se déroule, étape par étape, et comment bien le préparer.

À quoi sert un bilan auditif ?
Le bilan auditif répond à plusieurs questions : entendez-vous moins bien qu’avant ? De quelle oreille ? Pour quels types de sons ? Et surtout, comment cela se traduit-il dans votre vie quotidienne : conversations, télévision, téléphone, repas en famille ?
Il est utile dès que vous faites répéter, que vos proches trouvent la télévision trop forte ou que vous peinez à suivre une discussion dans le bruit. Si vous hésitez, l’article sur les premiers signes d’une baisse d’audition vous aidera à faire le point.
Même sans gêne marquée, un premier bilan peut servir de référence. Si votre audition évolue plus tard, il sera plus facile de mesurer le changement et d’en parler avec votre médecin. C’est particulièrement utile si vous avez été exposé au bruit pendant votre vie professionnelle ou si des proches de votre famille ont eu des difficultés auditives.
Qui réalise le bilan auditif ?
Deux professionnels interviennent, avec des rôles complémentaires :
- le médecin ORL (ou, selon les cas, le médecin traitant) examine l’oreille, recherche une cause médicale et pose un diagnostic. C’est lui qui prescrit des aides auditives lorsque c’est nécessaire, ce qui conditionne le remboursement ;
- l’audioprothésiste, professionnel de santé diplômé d’État, réalise des mesures auditives orientées vers la vie quotidienne, choisit et règle les appareils, puis assure le suivi.
Chez SONAR, le dépistage et l’accompagnement audioprothétique ne remplacent jamais le diagnostic médical lorsqu’il est requis.

Comment se déroule un bilan auditif, étape par étape ?
1. L’entretien
Tout commence par une discussion. Le professionnel vous demande depuis quand la gêne existe, si elle concerne une ou deux oreilles, dans quelles situations elle apparaît et si elle s’accompagne d’acouphènes, de vertiges ou de douleurs. Vos antécédents médicaux, votre exposition au bruit et vos besoins (vie sociale, travail, loisirs) complètent ce tableau.
2. L’examen de l’oreille
À l’aide d’un otoscope, une petite lampe munie d’un embout, le conduit auditif et le tympan sont observés. Chez l’ORL, cet examen permet de rechercher une cause accessible à un traitement, comme un bouchon de cérumen ou une affection de l’oreille. D’autres examens peuvent être demandés selon la situation.
3. L’audiométrie tonale
Installé dans un environnement calme, avec un casque, vous entendez des sons plus ou moins aigus et graves, présentés séparément à chaque oreille. Le but : trouver, pour chaque fréquence, le son le plus faible que vous percevez. On parle de seuils auditifs.
Les résultats sont reportés sur un audiogramme, un graphique qui résume votre audition. Une mesure par conduction osseuse, à l’aide d’un petit vibreur posé derrière l’oreille, aide si nécessaire à préciser l’origine de la perte. Pour décrypter ce graphique, consultez notre guide comment lire un audiogramme.
4. L’audiométrie vocale
Cette fois, ce sont des mots que vous devez répéter, à différents niveaux sonores, parfois avec un bruit de fond. Ce test complète les seuils : il explique pourquoi certaines personnes entendent qu’on leur parle mais distinguent mal les mots. C’est souvent l’étape la plus parlante pour comprendre votre gêne au quotidien.
Deux personnes avec un audiogramme proche peuvent en effet avoir des résultats très différents en audiométrie vocale. C’est l’une des raisons pour lesquelles le choix et le réglage d’éventuels appareils ne reposent jamais uniquement sur les seuils tonaux, mais sur l’ensemble du bilan.
5. L’explication des résultats et la suite
Les résultats doivent vous être expliqués en langage clair et reliés à ce que vous vivez. Selon les cas, la suite peut être :
- une simple surveillance, avec un nouveau contrôle plus tard ;
- une prise en charge médicale ;
- un appareillage, sur prescription, avec un essai avant toute décision ;
- une orientation vers un parcours spécialisé.
Comment bien préparer son bilan auditif ?
Quelques préparatifs rendent le rendez-vous plus utile :
- notez les situations où vous entendez mal : restaurant, télévision, téléphone, réunions ;
- apportez vos anciens audiogrammes, ordonnances et la liste de vos traitements ;
- venez, si possible, avec un proche : il remarque souvent des difficultés que l’on minimise ;
- évitez une exposition au bruit fort juste avant le rendez-vous.
Les questions à poser pendant le bilan
- Mes deux oreilles entendent-elles de la même façon ?
- Quels sons ou quelles situations sont les plus touchés ?
- Ma gêne justifie-t-elle un avis médical, une surveillance ou un appareillage ?
- Quand faut-il refaire un contrôle ?
N’hésitez pas à demander qu’on vous réexplique un résultat : un bon bilan est un bilan que vous avez compris.
Vous voulez un premier repère avant de vous déplacer ? Notre test auditif en ligne gratuit donne une indication en quelques minutes, sans remplacer le bilan.
Quand le bilan auditif devient-il urgent ?
Une baisse brutale de l’audition, surtout d’un seul côté, ou associée à un acouphène soudain, des vertiges, une douleur ou un symptôme neurologique, impose un avis médical rapide, auprès d’un médecin ou d’un service d’urgence, et non un rendez-vous programmé chez l’audioprothésiste. Lisez notre article sur la surdité brusque.
Après le bilan auditif : prescription, remboursement et essai
Si le bilan met en évidence une perte auditive qui justifie un appareillage, une prescription médicale est nécessaire, délivrée par un ORL ou par le médecin traitant selon les cas. C’est elle qui permet le remboursement par la Sécurité sociale et la mutuelle.
L’audioprothésiste vous présente alors des solutions adaptées à vos résultats et à votre mode de vie, avec un devis détaillé. Chez SONAR, vous pouvez essayer avant de décider, et des appareils de classe I sont proposés avec un reste à charge de 0 € possible. Tous les détails sont dans notre article sur le 100 % Santé à Antony.
Réaliser votre bilan auditif à Antony
Jonathan Ouanounou, audioprothésiste diplômé d’État, vous reçoit au centre SONAR d’Antony, facilement accessible depuis Sceaux, Bourg-la-Reine ou Massy. Prenez rendez-vous en ligne ou appelez le 01 46 15 60 15.
Questions fréquentes
Combien de temps dure un bilan auditif ?
La durée dépend des mesures nécessaires et du temps consacré aux explications. Prévoyez un rendez-vous sans vous presser : l’entretien et la discussion des résultats sont aussi importants que les tests eux-mêmes. Le centre peut vous indiquer la durée à prévoir lors de la prise de rendez-vous.
Faut-il une ordonnance pour faire un bilan auditif ?
Un bilan de dépistage chez un audioprothésiste peut être réalisé sans ordonnance. En revanche, une prescription médicale, d’un ORL ou du médecin traitant selon les cas, est nécessaire pour que des appareils auditifs soient remboursés.
Le bilan auditif est-il douloureux ?
Non. Les tests consistent à écouter des sons et des mots au casque et à signaler ce que vous entendez. L’examen de l’oreille avec l’otoscope est rapide et indolore.
À quel âge faire un bilan auditif ?
Il n’y a pas d’âge précis : un bilan est utile dès qu’une gêne apparaît. À partir de 60 ans, un contrôle régulier permet de repérer tôt une baisse progressive, souvent difficile à percevoir soi-même.
Jonathan Ouanounou


